En banlieue parisienne, La Cité Balzac de Vitry-sur-Seine a été construite à la fin des années 60 pour loger un millier de familles. Aujourd’hui, la cité est au cœur d’un vaste projet de rénovation urbaine. Devenue le symbole matériel du problème des banlieues, la démolition prévue du bâtiment cherche à passer la page d’une étape difficile. Ainsi, après la démolition prévue pour septembre 2012, les tonnes de gravats seraient reconduites à la benne.

 

Pour Daniel Purroy, il s’agit avant tout de lieux de vies à travers lesquels toute une génération d’individus ont vécus et évolués. Cette démolition devient un enjeu de taille pour récupérer et révéler la mémoire de ces habitants. Ainsi cet événement se transforme en véritable geste artistique et politique.

A travers cette aventure collective, Daniel Purroy rencontre ces habitants. Ensemble, ils récupéreront une partie de la façade de la Cité Balzac, la démonteront pour la transporter et la remonter en pleins cœur de la métropole Parisienne lors de la Nuit Blanche. 

 

L’implantation de la façade, le temps d’une nuit, sera en dialogue avec l’Hôtel d’Aumont, dans le Marais.

Ainsi, l’installation de la Cité Balzac donne lumière à ces habitants.

 

Lors de la Nuit Blanche, un an après la démolition du bâtiment, chaque fenêtre de la façade étaient illuminées, des hauts parleurs diffusaient en temps réel les bruits de la vie quotidienne, et ce en présence des habitants à nouveau réunis pour réaliser une performance. Une œuvre plurielle et multidisciplinaire, qui veut saisir avec l’art différents aspects de la vie d’une cité, par l’illusion d’un bâtiment encore occupé. 

 

L'année suivante elle sera installée au sein du Palais de Tokyo. La façade de la Cité Balzac s’est ainsi vue transformée en objet d’art à part entière.

​I. LA SÉPARATION ACHEVÉE

1
Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation.

4
Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre personnes, médiatisé par des images.

LA SOCIÉTÉ DU SPECTACLE (1967)
GUY DEBORD

    "La cohésion interne un système, inaccessible à l'observation d'un système isolé, se révèle dans l'étude des transformations.

    il est impossible de la concevoir la notion de structure séparée de la notion de transformation"

CLAUDE LEVI-STRAUSS



 

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